Une voiture de sport électrique, ce sera une première pour moi !

Pas plus tard que la semaine dernière, Sport-Cars.fr me laissait entendre que nous allions peut être essayer une voiture de sport électrique sur circuit. Une voiture électrique j’avais déjà essayé, mais alors une voiture de sport électrique… est-ce possible ? Voici la première question qui m’est venue à l’esprit sur l’instant. C’est donc avec une grande curiosité et en laissant de côté tous les a priori que j’avais pu avoir jusqu’à aujourd’hui (voir plus bas), que je vais normalement « tenter l’expérience » de piloter ce bolide de 250ch 185kW sur le circuit Paul Ricard. Je reste sceptique, puisque pour moi une voiture de sport ça a toujours été synonyme d’entendre l’admission respirer, le moteur vrombir, l’échappement hurler, la boîte à vitesses craquer et tout ce qui fait qu’une voiture de sport n’a jamais ressemblé à aucune autre. Repartons de zéro, si ça se confirme, je vivrais l’expérience pleinement afin de pouvoir tout venir vous raconter Et puis si en jouant le jeu ça finissait par me plaire, et que dans une vision d’avenir, un tel véhicule pouvait compenser les 350g de CO2 au kilomètre que mon panzer vomit dans la nature… pourquoi pas, le jeu peut en valoir la chandelle comme on dit !

Les préjugés ont la vie dure…

Pour moi la voiture électrique s’est toujours apparentée à un investissement plein de compromis, une sorte de boite à pandores en fait. Au risque de passer pour l’avocat du diable, voici ma vision stéréotypée de la voiture électrique : des tonnes de batteries qu’il faut des heures à recharger, une autonomie super réduite, une absence totale de sensations, de faibles performances, une linéarité de fonctionnement déconcertante et un prix juste exorbitant. Tous ces sacrifices pour soutenir une cause d’avenir très louable : la protection de l’environnement, puisque le véhicule n’émet aucune émission polluante. Admettons mais là encore, il y a anguille sous roche : quelle proportion d’électricité est elle-même produite proprement ? C’est pour cette raison qu’à terme et malgré un coût de déploiement pharaonique, j’aurais plutôt tendance à croire en des solutions alternatives mais non hybrides, comme le programme CleanEnergy basé sur l’hydrogène liquide et testé par BMW depuis plusieurs années. L’avenir est entre vos mains les mains des pétroliers

Alors pourquoi celle là ?

Pour plusieurs raisons qui, pour la plupart, viennent remettre en cause une partie de mes a priori. Le véhicule est commercialisé, relativement léger, ressemble à une voiture et prétend à des performances très honorables. La vitesse maxi est certes limitée à 200km/h mais le chiffre annoncé sur le 0 à 100km/h m’en ferait perdre mon latin. Le temps de rechargement est correct, tout comme l’autonomie revendiquée. Je trouve que cette fois, tout du moins sur le papier, le deal commence à être intéressant. Quant à son prix, il reste bien sûr élevé mais relativement contenu par rapport à la technologie embarquée. Bien que l’absence totale de bruit mécanique risque de sévèrement me frustrer, je sens que cet essai va être un grand moment Désolé de laisser un tel « mystère » autour du véhicule mais je ne peux en dire davantage pour l’instant et les passionnés auront probablement déjà tout deviné. Aller hop, un (gros) bout de photo…

En attendant d’humer l’asphalte du Paul Ricard, si une station d’hydrogène ouvrait dans mon coin, je me verrais bien sauter le pas… juste pour avoir une trappe électrique

5 commentaires

  1. Oh mais on dirait le roadster Tesla…

  2. Drakon
    Drakon

    mouai l’hydrogène c’est certes génial dans la pratique le seul hic c’est qu’il y a un énorme gaspillage d’énergie puisqu’il faut utiliser plus d’énergie pour en produire que ce qu’on en retire plus tard.

  3. @Drakon : Ce n’est pas totalement vrai puisque l’hydrogène peut notamment être produit par électrolyse de l’eau. De plus, il existe fort probablement de nombreux procédés de production que je ne connais pas. Alors dans le cas de l’électrolyse, il faut évidemment du courant électrique… Ca ne pose pas vraiment de problème à l’heure actuelle puisque le véhicule est doté d’une batterie qui, naturellement, se recharge lorsque ce dernier se déplace. Si cela n’est pas suffisant, il est tout à fait d’ajouter des cellules photovoltaïques par exemple. Quoiqu’il en soit BMW (désolé mais je connais essentiellement les projets de ce constructeur) mise sur le très efficace système KERS qui récupère l’énergie au freinage. Sans oublier qu’il est quand même possible de produire de l’hydrogène à partir d’autres sources renouvelables (bois et déchets végétaux) ou de procédés comme la décomposition thermochimique de l’eau à haute température. N’étant pas un spécialiste de la question, je m’arrête là.

  4. Elle m’as l’air pas mal du tout cette auto.

  5. Je rejoins Drakon à ce sujet

    Le problème de l’électrolyse de l’eau, c’est qu’elle nécéssite une grande quantité d’énergie électrique pour produire peu de dihydrogène. D’ailleurs il me semble que cette même électrolyse utilise des anodes et cathodes en graphite, ce qui nécéssite l’utilisation de plus de matières fossiles que prévu.

    Dès lors, il faut penser à une autre méthode: celle du reformage du Méthane (CH4). Or, on obtient malheureusement une production de CO2 en grande quantité.

    Après, en plus du problème de rendement ci-dessus énoncé, reste le problème du rendement au sein du véhicule lui-même, et là, il faut attendre qu’un bureau de R&D nous sorte quelque chose de concret…

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