Premier jour avec le 7D, premières photos, premières impressions…
2.10.2009 | 14 Commentaires | 1 111 lectures |

Depuis l’essai des sensibilités ISO à 18MP, le 7D n’a pas eu le temps de refroidir puisque je voulais absolument sortir faire quelques photos « grandeur nature » afin de tester ses capacités « sur le terrain ». Vraiment satisfait de mon achat, les Canonistes ne se sentiront pas totalement dépaysés, mais je reconnais que la transition depuis le 40D risque de prendre un peu de temps. N’ayant jamais acheté un appareil photo de ce niveau de gamme, je trouve les capacités de ce boitier époustouflantes, néanmoins un apprentissage sera nécessaire pour tirer toute la quintessence de ces dernières. Je suis loin d’avoir trouvé toutes mes marques et c’est assez frustrant d’avoir à tâtonner quand il s’agit d’aborder telle ou telle situation. C’est donc humblement, sans aucune prétention et avec une certainement humilité, que je vous présente mes premières photos fraichement sorties de ma carte mémoire. D’autres clichés seront ajoutés, n’hésitez pas à revenir faire un tour !
Pourquoi DPP n’est-il pas livré avec une corde ?

La plupart du temps, lorsqu’un boîtier vient juste de sortir, seul le logiciel constructeur (généralement fourni avec l’appareil) est en mesure de traiter les fichiers RAW et le 7D ne déroge pas à cette règle. Pour l’instant, faute de mise à jour, j’ai donc du me résoudre à mettre Aperture de côté et installer le logiciel de Canon : Digital Photo Professional. Etant en terres inconnues, j’ai installé, bien involontairement croyez-moi, une dizaine d’utilitaires Canon dont je n’ai que faire. Là j’étais déjà bien remonté, mais lorsque j’ai vu le manque d’ergonomie de cette interface disgracieuse, je suis resté songeur. Déstabilisé comme je l’étais, je ne me suis même pas hasardé à effleurer le moindre réglage et j’ai donc procédé au dématriçage (à la dérawtisation) avec tous les paramètres par défaut. Utilisateurs de DPP, faites-vous soigner !
Quelques remarques en vrac…
Ne disposant pas du recul nécessaire pour évaluer correctement les principales fonctions du 7D, je vais me contenter de livrer, en vrac, mes premières impressions ; sans vraiment rentrer dans les moindres détails.
Dimensions, poids, ergonomie et prise en main

Le 7D est légèrement plus volumineux que le 40D mais il est aussi plus lourd de 80 grammes (40D:740g, 7D:820g). Le fonctionnement des touches (essentiellement les molettes et le joystick) est plus agréable que sur les modèles xxD et tout simplement incomparable aux modèles xxxD (et xxxxD). Toutes les commandes « répondent » plus rapidement, sont plus douces, fluides et précises. A titre de comparaison avec le 40D, sur le 7D j’ai l’impression que la molette arrière est montée sur un roulement à billes ! Quant au bruit d’ouverture du flash, il est également plus sympa et moins métallique. Avec 18 millions de pixels sur un capteur APS-C comme celui-ci, des cailloux de qualités sont fortement recommandés. Des objectifs souvent onéreux, généralement assez volumineux et au poids non négligeable. Ceci étant, expérience faite avec mon Canon EF 70-200mm f/2.8L IS (1.5kg tout de même), vous conseiller l’achat du grip-batterie Canon BG-E7 (200€) ne me semble pas inapproprié.
Rafale et carte mémoire
Un tableau présent à la page 59 du mode d’emploi résume presque tout ce que j’ai à dire alors ne nous compliquons pas la vie…

Comme je l’avais précisé précédemment, le poids des fichiers RAW du 7D (en 18MP) oscille entre 20 et 35Mo, une compact flash d’une bonne capacité est conseillée. A titre indicatif, et en me basant sur une capacité moyenne de 28Mo/photo, ma CF Sandisk Extreme IV Ducati 8GB arrive difficilement à emmagasiner plus de 280 clichés. A moins de régler l’appareil en sRAW (10MP), une carte de 8GB me semble être le minimum et une carte de 16GB ne sera vraiment pas un luxe, pour peu qu’on utilise la fonction vidéo Full HD… Au delà de la capacité, bien veiller à prendre une carte véloce et performante : mention UDMA recommandée !
Visée réflexe, écran LCD arrière et niveau électronique
Dans le viseur, la couverture 100% est vraiment très appréciable : on cadre exactement ce que l’on photographie et quel confort d’utilisation ! La résolution de l’écran LCD arrière a fait un bond en avant (toujours par rapport au 40D) et permet de contrôler convenablement le rendu des photos. L’interface, évidemment plus complète, est plus fluide et agréable. Petite précision en passant : il est possible d’ajouter un « copyright » (généralement le nom du photographe et une description) aux informations Exif des fichiers. Le niveau électronique permet de contrôler la planéité de l’appareil sur deux axes. Certains s’interrogeront peut être sur l’utilité de celui-ci, il paraît qu’il est très utile lors de l’utilisation d’objectifs à décentrement : je ne suis pas en mesure de confirmer (ou d’infirmer). En mode liveview (comme ci-dessus) le niveau électronique s’affiche en surimpression mais il est aussi possible de l’afficher sur l’écran LCD arrière pendant l’utilisation du viseur.
Le nouveau système autofocus et ses 19 collimateurs

Ce nouveau système autofocus est tout simplement HALLUCINANT. Très réactif et vraiment véloce : une pure merveille à utiliser sans modération ! Ceux qui font de la photographie sportive et/ou animalière seront comblés. Je ne vais pas rentrer dans les détails car il y aurait des tonnes de choses à dire et je ne vois pas l’intérêt de recopier le manuel d’utilisation. Le manque d’habitude fait que j’ai beaucoup de mal à le paramétrer rapidement, mais maintenant que j’ai capté comment le régler sans passer par l’écran LCD arrière, ça va envoyer du gros bois. Pourtant adepte du mode « One-Shot » dans beaucoup de situations, je vais probablement revoir ma position.
Le mode vidéo
La vidéo est d’une qualité démentielle mais je ne souhaite pas en dire bien davantage car cette fonction a été testée à de nombreuses reprises sur le net. Je vous conseille ces quelques articles de Nicolas Esposito. Vous trouverez des centaines de vidéos sur Vimeo et quelques unes sur Canon Field Reviews. Aller, juste une petite pour le plaisir…
Sensibilité ISO, flashs déportés et autres petits trucs
Ayant déjà abordé la sensibilité ISO dans cet article, je ne compte pas trop y revenir. Sachez tout de même que les clichés restent pleinement exploitables jusqu’à ISO-3200. Les plus perfectionnistes pourront atténuer le bruit lors du post-traitement à partir de ISO-1600 par exemple. Avec un bon post-traitement, je ne trouve pas les clichés photographiés à ISO-6400 complètement inexploitables, pour un usage internet par exemple. L’extension à ISO-12800 (H) est surtout présente pour la forme et ne peut être utilisée que pour dépanner.
C’est avec plaisir que j’aurais parlé du système de flashs déportés, si j’avais eu l’occasion de l’essayer. A défaut, j’ai rassemblé les 17 pages du mode d’emploi qui traitent de ce sujet, dans un fichier .pdf (1.9Mo).
Un bouton « RAW/JPEG » bien pratique a fait son apparition. Si vous avez demandé (dans l’interface) d’enregistrer les photos en RAW, ce bouton permet d’enregistrer « à la volée » la photo au format JPEG en plus de la photo RAW. Le boitier est bien sûr livré avec un chargeur simple batterie et il ne semble pas qu’un chargeur double batteries, pourtant bien pratique pour les utilisateurs de grip-batterie, soit pour l’instant disponible au catalogue Canon.














Merci pour ce retour et bon amusement avec le nouveau joujou!
Pierre C.
Petit chanceux
Merci pour ce super feedback qui j’espère sera utile pour bcp, en plus de donner envie de l’acheter encore plus !!

Il faudra que tu me dises quel plugin tu utilises pour avoir un aperçu de tes images avec possibilité de les voir en + grand sur flickr (en cliquant sur ‘agrandir la photo’)!
cela me reconforte dans mon choix de commande de ce boitier au lieu du 1Ds MKII
Ca fait plaisir de voir que je suis pas tout seul a lutter un peu sur ce boitier ! Pareil que toi, j’ai fais le saut 40D->7D, et je fais le meme constat sur l’autofocus. Je change mantenant beaucoup plus souvent et rapidement le point d’uatofocus qu’avant, alors que j’avais souvent tendance a n’utiliser que le point central sur le 40D. Quant aux ISO et au bruit, avoir un mode 1600 et 3200 iso exploitable est un net progret !
Pour l’instant, plutot convaincu d’avoir fait un bon achat !
Merci à tous pour vos commentaires ! En plus vous avez tous des blogs/photoblogs super intéressants : ça fait plaisir
Je m’en vais découvrir tout ça 
@kerlu : C’est vraiment un super boîtier même si la transition prend un peu de temps. Par contre je reconnais avoir toujours eu du mal avec la sélection automatique des collimateurs AF. Aucun problème sur le principe et le fonctionnement est génial mais pour quelle utilisation ? Des utilisations très spécifiques selon moi. 95% du temps je n’utilise qu’un seul collimateur AF et bien souvent le collimateur central. Je reconnais ne pas photographier très souvent des lapins qui passent à Mach 2,5 devant un 600mm…
Fervent défenseur de la bonne vieille méthode : Collimateur central, hop je fais la MAP où bon me semble, hop je recadre et hop je déclenche !
PS : D’ailleurs si quelqu’un arrive à m’expliquer comment à f/2.8 et 200mm, deux collimateurs AF arrivent à me faire une MAP, sur deux sujets séparés d’un mètre l’un de l’autre (en profondeur évidemment) ? Le premier sujet se trouvant à +/- 10 mètres du boîtier, la PDC maxi ne devrait guère dépasser les 20 ou 30 centimètres. Peut être qu’il y a une mesure de pondération moyenne ?
alors, apres plusieurs jours avec votre nouveau jouet, toujours aussi satisfait?

je me demandais surtout, vu que vous avez eu l’occasion de rencontrer des vrais vendeurs canon lors des salons, vous ont ils expliqué pourquoi la marque avait abandonné sa visée par l’oeil?
je demande car lors de mes dernières vacances, j’ai troqué mon EOS5 argentique contre un reflex numérique… mais j’avoue que les commandes et l’automatisme canon, quand on y est habitué…
je pensais m’orienter vers un eos 5 mkII lorsque le 7 est sorti… et votre test avec.
donc pour l’instant je reste dans l’expectative… ainsi que dans l’attente de vos autres impressions sur la bestioles
bonne continuation et bon amusement
@xavier : Merci pour votre commentaire. Je suis toujours très satisfait de mon 7D et je n’ai rien de particulier à avancer pour le moment. J’ai l’impression que le pilotage d’un flash externe a été pas mal amélioré. En effet, avec mon 580EXII, le flash ne m’a pour l’instant « cramé » aucune photo. Je parle bien sûr avec le flash en full automatique, avec la mesure ETTL, etc… Je n’ai pourtant rien lu de particulier à ce sujet mais c’est vraiment quelque chose qui m’a sauté aux yeux. Le flash interne est également meilleur mais je ne l’ai pas trop testé puisque j’ai un 580EX… Qu’entendez-vous par « visée par l’œil » ? Il n’est pas plutôt question du pilotage de l’AF par l’œil qui était utilisé sur l’EOS 5 par exemple ? Je n’ai aucun retour officiel à propos de ce système développé par Canon (dans les années 90) et qui permettait au boitier de sélectionner le capteur autofocus en fonction des mouvements de l’œil du photographe. L’idée était plutôt ingénieuse, puisque un rayon laser permettait de détecter la position de la pupille du photographe dans le viseur ; néanmoins une calibration par le photographe était nécessaire et c’est peut être la raison qui explique l’abandon d’un tel système. Qui plus est, à ce que j’ai pu lire, ce système était incompatible avec le port de lunettes. D’autre part, regarder dans le viseur l’élément du sujet le plus important n’est pas forcément très instinctif pour le plus grand nombre. Pour ce qui est du débat 5D Mark II/7D il serait sans fin… Pour avoir essayé les deux, je ne regrette en aucun cas mon choix. Il s’agit de deux appareils qui se situent dans deux gammes bien différentes quoique l’on puisse en dire : et donc deux utilisations aussi. Le 5D Mark II fait de très belles photos mais n’est vraiment pas aussi polyvalent que le 7D. Je pense qu’il faut réserver le 5D Mark II à la photo de paysage ou de studio ; la vitesse de sa rafale est définitivement beaucoup trop lente pour de la photo sportive ou animalière. D’autant plus que, pour ces usages, le 7D dispose d’une longueur d’avance grâce à son capteur APS-C. Le passage au 5D Mark II, qui dispose donc d’un capteur full frame, aurait entraîné la perte du coefficient multiplicateur à 1,6x et m’aurait donc obligé à investir dans des objectifs « L » très coûteux : plus de 300/400mm… Au départ, je pensais sincèrement investir dans un 5D Mark II, mais les caractéristiques n’étaient pas à la hauteur de mes attentes (et de mon utilisation). Quant au tout nouveau système autofocus (redoutable!) du 7D, il m’a définitivement convaincu !
PS : La possibilité de pouvoir piloter (sans fil) des flashs à distance sur le 7D est également un argument qui peut être intéressant.
Bonjour NightAngel et merci
Je fais de la photographie depuis peu (Juin 2009). Je viens de revendre mon 1000D pour le 7D et j’avoue mourir d’impatience afin de mettre (enfin !) mes mains dessus 
Merci pour votre dossier sur l’eos 7D ainsi que cet article qui me donne encore plus envie ! !
@Park : Merci pour votre commentaire et l’impatience de recevoir le 7D est tout à fait compréhensible
Félicitations pour vos travaux en 3D, j’ai visité le site internet ! Les brushes pour Photoshop sont vraiment excellents et je vais m’empresser de les télécharger pour les essayer 
Merci bien
en effet, en parlant de visee par l’oeil j’entendais ce système ingénieux où notre oeil était mesuré en continu et l’appareil faisait la mise au point sur le colimateur regardé (un parmis les 5). sachant de plus que la prepodérence de mesure de la lumière pouvait être couplé au capteur (regardé), cela permettait de composer une photo très facilement, tout en étant sur qu’elle soit correctement exposée… en reportage (personnes comme animaux), on cadrait la photo telle qu’on la souhaitait (au final), et ensuite l’appareil faisait le reste (MAP+expo).
c’est une des chose qui me manque le plus à l’heure actuelle car comme tout le monde l’admet générallement, on met rarement le sujet au centre du viseur quand on a le temps de composer une photo… et dans le feu de l’action , on fait parfois comme on peut. mais avouons que les bords noirs sur le tirage, meme si la pratique est désuette, sont gratifiants quand ils sont réels… ;)
mais apparament vous avez l’air satisfait des zones sélectionables, et il faut donc que je prenne le temps de faire un saut chez mon revendeur pour tester la facilité de la chose dans le feu de l’action.
merci de votre comparaison 5mkII/7D. au début, à l’inverse de vous, je pensais justement ne pas réinvestir dans une gamme d’objectif (je suis équipé en USM classique mais efficace) et avoir le meme niveau de prestation que mon argentique,… mais mon dernier voyage équipé « léger » m’a fait changer d’avis: quel bonheur de ne pas avoir à se trimballer 10kg de matos sur le dos et de n’avoir qu’un transtandard !
@xavier : Sur le papier, le système d’AF piloté par l’oeil avait l’air d’être très prometteur. Je dis « sur le papier » car c’est une époque où je ne pratiquais que très peu la photographie ; avec un Nikon F-801s (que j’ai toujours). Il serait intéressant de trouver un débat sur le sujet au détour d’un forum : sur EOS-Numerique par exemple
Personnellement je reconnais ne jamais avoir totalement adhéré à ces multiples collimateurs AF et j’en suis resté à la bonne vieille méthode : voir commentaire n°38084 ci-dessus. Dans le feu de l’action, il est de toutes façons impératif de savoir changer le mode de mesure et le(s) collimateur(s) AF très rapidement avec les combinaisons de touches, car le passage par l’écran LCD arrière fait perdre un temps colossal 

A force de vouloir mettre toujours plus de pixels (et donc de photosites) sur des capteurs de taille réduite (APS-C), ces nouveaux boîtiers se voient dotés de capteurs à forte densité de pixels au mm2 et deviennent donc de plus en plus exigeants au niveau des optiques. Les 15MP du 50D étaient déjà exigeants alors les 18MP du 7D… Je n’en suis tout de même pas à dire qu’un 7D n’accepte que des objectifs de la gamme « L » mais plutôt qu’il faut se méfier des objectifs trop « cul de bouteille »
Les objectifs à focale fixe sont incontestablement les meilleurs, cependant je ne fais que très peu de photo en studio et je dois tenir compte de multiples contraintes : efficacité, encombrement, poids, coût, etc. C’est pour cette raison que, dans un premier temps, j’opte plutôt pour une gamme d’objectifs « L » qui ouvrent à f/2.8 : 24-70, 70-200, etc. Beaucoup de gens ont tendance à oublier qu’avant de faire « la photo du siècle », il faut déjà faire LA photo tout court. Chose qui ne sera pas évidente si le bon objectif n’est pas monté au bon moment.
ok merci Night A, je viens de voir ces commentaires sur le 7D.
bon shoots !
à bientôt.